Cadavre.exquis

"Apollon c'était le premier naturiste... Quoi, on n'a plus le droit de rigoler ?" J-M Ribes

Dimanche 25 janvier 2009 à 21:55

http://cadavre.exquis.cowblog.fr/images/crimescenemgmt12405.gif
Bonjour à tous, et bienvenue sur ce projet, que nous appellerons temporairement le projet Apollon.
Qu'est-ce que ce projet ? Qu'est-ce que "nous" ?
Tout d'abord, ceci n'est pas un projet de fusée spatiale. C'est une collaboration en vue d'un cadavre exquis tout à fait débile. Chaque auteur écrira un chapitre de l'histoire, 1/ en dénouant la situation du chapitre précédent 2/ en nouant une situation encore plus compliquée pour faire criser l'auteur suivant.
Les auteurs sont au nombre de 5, et nous allons nous présenter tour à tour.

L'histoire se passe vaguement dans les 50's, dans un pays non identifié (mais on s'autorisera quand même de la politique fiction, parce que ça aussi c'est drôle !) , pour faire série Z américaine. Yeah

Bienvenue aux alcooliques anonymes, et bonne lecture.

Tout d'abord, il y a moi. Je suis la cheftaine du projet. Je m'appelle Roger, j'ai 44 ans, et j'ai arrêté de boire il y a deux semaines. (là, vous êtes censés applaudir et répondre "Bonjour Roooogeeer"... Non ? Ok...)

 
Nom de plume : LuneRouge. Pour faire plus court, Lunie.
Âge : 16 (ans, pas mois, quoique l'âge mental s'en rapproche)
Sexe : Entre le végétal et le minéral. Mais en prêtant attention à l'accord de mes noms, adjectifs et participes passé, vous devriez trouver.
Localisation : Aux environs de Nantes. Jusqu'à ce que le FBI me retrouve.
Travail : reine du monde.
Aime : la pluie, le vent, écrire, dormir, manger, la Bretagne, le piano, la musique, le cinéma, les projets débiles... Et pleins d'autre trucs.
Aime pas : les champignons, les chats et les boulets. Et pleins d'autres trucs aussi.

Voilà.
Aux autres, maintenant, dans l'ordre d'écriture:
Nori
Theobaldo51
Narcisse
Alex

Banzai !

(P.S. : mon premier chapitre s'intitulera : Meurtre au vinaigre.
Et oui.
XD)


La première autre, co-auteure, Nori !
Âge : 17 ans
Sexe : Celui qui vous plaira *SBAF*
Localisation : Quelque part en Brière...
Travail : avocat du diable
Aime : les chevaux (ce qui ne va pas forcément de paire avec les dauphins...), la photo, la Brière, les vieilles pierres... Je ne vous confierai pas le reste =3
Aime pas : les nombrilistes, les niais, les adolescents, les optimistes inconscients... Une bonne partie du genre humain en fait ! =D
(et le deuxième chapitre qui m'est confié sera "Suite de la vinaigrette" ! *je suis dehors*)


Second co-auteur, Theobaldo51
Âge : 68 saisons
Sexe : énooorme ! heu, pardon, je voulais dire masculin ^^"
Localisation : dans la capitale du champagne
Travail : esclave/admirateur de la reine du monde
Aime : les chats (è_é), le chocolat, le Rock, se prélasser dans son lit en s'étirant de façon féline, etc...
Aime pas : l'hypocrisie, l'odeur de tabac froid, rap/rnb, entendre le réveil le matin, etc...


Troisième co-auteuse, Narcisse !
Âge : 16 ans... Bientôt xD
Sexe : Jeune demoiselle :p
Localisation : Sous les tropiques, trempée jusqu'aux os.
Travail : Narcissique à plein temps, admiratrice de son homme éternelle
Aime : J'aime beaucoup de choses, dont les sorties, mon Homme, mes amis, mes soeurs, les légumes, la viande saignante, écrire, lire, plein de chose xD
Aime pas : Oh, beaucoup de choses aussi. La viande cuite, les romans à l'eau de rose qui pue, et vouala, j'passe sous silence le reste!
(J'espère que vous aimerez ce qu'on écrit.. Passke moi, chépa si j'vais titrer mon chapitre xD Quoique... La vinaigrette qui tourne! C'joli ça *sbaff*)


Quatrième Alex , alias Tenehauin
Âge : 17 ans
Sexe : masculin
Localisation : en ce moment , devant mon pc
Travail : musicien et flemmard (ou l'inverse)
Aime : plein de choses comme le metal , le saxophonne , la batterie , dessiner , manger et rien faire
Aime pas : plein de choses également mais j'ai la flemme de faire la liste

Publié par cadavre.exquis

Lundi 26 janvier 2009 à 17:53


Bonjour mes agneaux, voici le premier chapitre, il est donc signé Lunie ! En espérant que cela vous plaira, mais que, surtout, vous me pardonnerez mes jeux de mots déplorables. Bonne lecture !


Meurtre au vinaigre

 

            Tout cela a commencé un 14 avril. Une date sans rien de spécial. Une année quelconque, également. Cela aurait dû être une enquête comme une autre… Oui, cela aurait dû, et cela aurait pu… Mais laissez-moi tout d’abord vous présenter la fine équipe.

 

D’abord, il y a David Cope. L’inspecteur David Cope. La quarantaine, célibataire endurci, sans enfant et donc sans problèmes. Surnommé Erfield par ses camarades. Pas besoin d’être magicien pour savoir pourquoi, ni pour deviner l’état d’esprit qui règne donc au poste.

Il est assisté par plusieurs officiers : le lieutenant Ethel Clove, une femme froide aux yeux bleu acier et à l’humour noir, malgré tout, un cerveau utile ;  en dessous, il y a le sergent Edward Finch. Un peu plus de 30 ans, marié, une fille dont il est fou, des rumeurs courent comme quoi il est hypocondriaque. Néanmoins d’une fidélité indéfectible. Si si.

Et pour notre plus grand bonheur, il y a l’officier Cyrus Svensson. Et c’est même pas un faux nom.

Ah oui, et pis normalement, y’en a un autre, mais celui-là, on l’a jamais vu, toujours parti en vacances. Ptête qu’il est mort, en fait.

 

 Donc, c’est le jeudi 14 avril que l’appel survient : cela aurait pu être la routine…ça aurait dû être la routine !

Un cadavre a été découvert, à la sortie de l’agglomération, dans un tunnel sordide où s’évacuent les eaux d’écoulement dans un petit canal.

Au moment où l’inspecteur David Cope arrive sur les lieux, le reste de son équipe est déjà là, fouinant dans les environs et empêchant d’hypothétiques badauds d’approcher le lieu du crime.

A peine a-t-il le temps de descendre de son break rongé par la rouille que le lieutenant Finch se précipite sur lui, comme un chien heureux de retrouver son maître.

« - On a un témoin, monsieur !

- Nan, déjà ? C’est Noël ?

- Non monsieur, il s’appelle Sosthène.

-…

-Quoi ?

-…Rien. Sosthène comment ?

-Sosthène tout court. C’est un clodo qui crèche près d’ici.

-Sosthène le rat d’égout. Joli.

- Il dit savoir qui a fait le coup. »

Cope lève la tête, pour voir un vieux bonhomme aux cheveux gris, au nez rouge, portant des vêtements passés d’âge, et dégageant une forte odeur d’alcool et de crasse.

« -Monsieur Sosthène…C’est vous qui avez découvert le corps ?

- Oui, m’sieur !

-…Bien…Et vous avez vu le crime ?

-Non m’sieur !

- Ah…Mais, vous dites savoir qui est le coupable.

- Pour sûr, m’sieur ! C’est un coup des ptits gris, m’sieur, jvous dis, un coup des ptits gris…

 -Mais c’est quoi ces petits gris ? »

C’est à ce moment qu’Edward tente une timide intrusion dans l’interrogatoire :

« -Je crois que ce monsieur Sosthène fait référence à des extra-terrestres mis en cause dans les enlèvements d’humains…Vous savez, Roswell, la théorie du complot…

-…Oui, mais là c’est pas un enlèvement, c’est un meurtre.

-Ouais, mais avec une mise en scène sacrificielle, la théorie du complot tient…

- Edward, vous n’allez pas cautionner ce que débine cet ivrogne ?

-Pardon monsieur. 

-Bon ben…boucle-moi ce Sosthène au poste, on verra sa déposition après…Mais attends, tu as dis sacrificiel ?

-Oui inspecteur, venez voir !»

 

Les deux policiers pénètrent dans le tunnel ; c’est sombre, glauque, et une mousse suintante pousse sur les murs; le petit rebord de chaque côté permettant l’entretient est donc plus glissant que n’importe quoi.  La lueur douteuse des lampes d’appoints, Cope distingue enfin le cadavre ; c’est un homme bedonnant, à la calvitie naissante, ligoté, au visage bleui et boursouflé, dont la langue gonflée et violette sort de sa bouche. Une bougie à demi-fondue est posée sur son crâne.

L’inspecteur s’accroupit, en faisant bien attention : aucune envie de se retrouver dans un écoulement des eaux de pluie à 8 heures du matin.

Une énorme tâche rouge s’étend sur la chemise de la victime. Cope pose la main sur la dite-tâche. C’est gluant, rougeâtre, et possède une forte odeur.

-Qu’est-ce que c’est ? C’est du sang ?

Finch s’est penché derrière lui, anxieux.

L’inspecteur Cope porta ses doigts à son nez, puis risque un coup de langue.

-Non, mon cher Edward, c’est du vinaigre.

-…Vous vous fichez de moi, hein ?

- Même pas.

-…

 

 

 

To be continued...
 

Publié par cadavre.exquis

Mardi 27 janvier 2009 à 11:09

9h30, bureau de l’inspecteur Cope.
La pièce est imprégnée d’une forte odeur de café et de tabac froid, comme n’importe quelle pièce du commissariat. Svenson est avachi dans un vieux sofa aussi défraîchi que lui, Clove fait les cent pas, nerveuse, comme à son habitude. Cope est assis nonchalamment à son bureau, et Finch le regarde avec une admiration à peine feinte. Il a soudain l’air de suffoquer et est pris d’une quinte de toux monumentale.
« - Patron, est ce qu’on ne pourrait pas ouvrir la fenêtre ? L’air est à peine respirable ici !
- Faites, faites, je n’ai pas envie de me retrouver avec un second macchabbé sur les bras… !
- Justement, intervient Svenson, le légiste vient d’appeler…
- Et ?
- J’aimerais bien savoir… Il m’a dit de vous dire de vous déplacer. Ça me paraît étrange !
- Oui, comme vous dites…
- Qu’est ce qu’on fait ?
- L’enquête est au point mort pour l’instant, on n’a rien à perdre, on va tous voir ça ! Flinch, ça vous fera prendre l’air puisque c’est la seule chose qui semble vous intéresser, et Cove, un peu de nouvelles fraîches devraient faire baisser un peu votre tension.
- Mais monsieur, anone Flinch d’une voie éteinte accompagnée d’un regard de chien battu, vous êtes sûr… Moi aussi… chez le légiste… ?
- Ne me dites pas que c’est votre première fois, Flinch !
- Beeeeeeeeen, pas le premier mort, mais la première autopsie… Je me contentais des rapports avant !
- Vous m’étonnerez toujours Flinch… Ne faire confiance qu’à vous-même et ce que vous avez vu, ce n’est pourtant pas la première fois que je vous le dis ! »

10h00, Institut médicolégal
Les quatre enquêteurs sont en compagnie du docteur Lieblings, et de John Doe dans la salle d’autopsie. Le corps a été placé au centre sur une de ces indémodables tables en acier brossé, recouverte d’un drap blanc qui laisse deviner la bedaine du mort.
« - Et bien docteur, demande Cope, pourquoi nous avoir fait venir ?
- Pour tout vous dire, mon cher inspecteur, je préfère que vous voyiez certaines choses par vous-même. C’est un de vos principes, il me semble…
- Si vous me prenez par les sentiments… Allons, exposez nous vos découvertes.
- Et quelles découvertes ! Tout d’abord, les causes de la mort. Elles ont été simples à déterminer. L’individu que vous m’avez amené est mort noyé. Plus précisément, il a été étranglé, mais pas mortellement. Juste assez fort pour lui faire perdre connaissance. Vous pouvez remarquer comme moi les traces de strangulation laissées sur le pourtour du coup, et la position de la langue. »
Il découvre juste la tête du cadavre et poursuit son exposé en montrant les preuves à son auditoire.
« -Vous voyez ? Voilà ! Rien de bien sorcier pour l’instant. Hum, Cope, je crois que votre lieutenant se sent mal, si je puis me permettre…
- Sortez Flinch, sortez ! Et par pitié ne nous dérangez pas ! hurle Cope, excédé.
- Bien, poursuivons. Je disais donc qu’il avait été étranglé. Mais ce qui l’a achevé, c’est sa noyade. Et quelle étrange noyade… Figurez vous que ses poumons sont remplis, non pas d’eau, mais de vinaigre ! Surprenant n’est-ce pas ?
- Pas tellement à vrai dire, répond Clove d’une voix impatiente.
- Soit. Mais je suis sûr que vous ne vous attendez pas à ce qui va suivre. »
D’un geste théâtral, il enlève le drap qui masquait le reste du corps. Aucun des enquêteurs ne peut retenir un petit hoquet de surprise. Vient d’apparaître sous leurs yeux ébahis le ventre du mort, maladroitement orné d’un tatouage couvrant quasiment tout l’abdomen : un homme nu, svelte, musclé, bien fait, de type grec évident. Lieblings, fier de l’effet produit, continue ses explications.
« - Le tatouage que vous pouvez voir n’est plus très net, commence à s’effacer, c’est donc qu’il est assez ancien. De plus il semblerait qu’il ai été réalisé artisanalement, et que l’encre ait été enfoncée extrêmement profondément sous la peau. Ce fut sans aucun doute très douloureux…
- Hmmm, mais qu’est ce que cet homme faisait avec un nu antique tatoué sur le ventre, questionne Svenson, remis de sa surprise. »
    Clove se penche sur le cadavre pour observer le marquage de plus prêt.
« - C’est étrange, je ne sais pas comment expliquer ça, mais il me fait peser à… Apollon !
- Qui, demande Cope, John Doe ?
- Mais non ! Le tatouage ! Regardez bien la posture…
- Flinch ! Venez voir ! crie Cope, espérant que son lieutenant ne soit pas parti trop loin.
- Oui patron ?
- Regardez le ventre du mort, sans vomir s’il vous plait, et dites nous ce que vous en pensez, vous qui semblez parfois avoir un peu plus de culture que nous. »
    Flich, blême, se penche à contrecœur sur le cadavre.
« - C’est Apollon monsieur, je suis quasiment sûr !
- Et bien voilà qui confirme l’hypothèse de Clove… Docteur, savez-vous quel genre d’encre a été utilisée ?
- C’est très difficile à dire à l’oeil nu, j’ai envoyé des échantillons au labo pour les analyser, on aura les résultats d’ici quelques jours.
- Bien, je vous remercie docteur Lieblings ! Allez, venez vous autres, nous devons faire le point et orienter les recherches ! Ah, aussi, Flinch, quand je serai de retour dans mon bureau, vous m’amènerez ce… comment déjà… Le clodo, vous savez !
- Sosthène monsieur ?
- Sûrement, si vous le dites… »

Publié par cadavre.exquis

Jeudi 29 janvier 2009 à 21:15

(désolé pour l'attente ^^")


Un peu plus d'une heure passa avant que le sergent Finch ne réussisse à persuader l'unique témoin oculaire et découvreur du corps de se rendre dans le bureau de l'inspecteur Cope. Les deux y entrent finalement sous le regard agacé de l'inspecteur.

« - Vous en avez mis du temps, que faisiez-vous donc ?

- Désolé, murmura Finch, mais Sosthène a retrouvé un de ses copains qui était en garde à vue, et puis il voulait finir ça bouteille avant de…

- C’est bon, pas besoin de détails. Sortez s’il vous plait Flinch.

- Finch.

- Pardon ?

- C’est Finch, pas Flinch.

- C’est pareil, laissez nous bon sang ! »

 

Edward sort du bureau, il avait entendu parler des interrogatoires de l’inspecteur sans jamais vraiment y assister. Néanmoins, il est dit qu’il aurait réussi à faire avouer à un directeur d’usine italiano-suisse qu’il cachait des sacs de cocaïne dans les têtes des ours en peluche qu’il faisait passer ensuite en Russie pour les vendre à de fausses crèches qui se sont révélées être en fait la couverture d’un trafic de drogue international mêlant des anciens combattants canadiens et des yakuzas shintoïstes végétariens… enfin, ce n’est qu’une rumeur. Finch préféra garder son oreille collée à la porte du bureau au cas où il se passerait quelque chose d’intéressant.

L’inspecteur proposa à son interlocuteur bourré de s’asseoir, ce dernier se saisit d’une chaise et feint de trébucher avant de s’installer sur le siège sur lequel il ne paraissait pas plus en équilibre.

 

« - Très bien, maintenant que vous ne risquez plus de tomber, nous pouvons commencer. Tout d’abord, pour que vous sachiez à qui vous vous adressez, je suis l’inspecteur Cope.

- Ah, comme le robot !

- C’est cela… Vous savez que je ne suis pas là pour rigoler. Rappelez vous que vous avez découvert un corps et qu’il s’agit probablement d’un meurtre.

- Ah, désolé m’sieur, je m’en rappelais plus.

- Je parie que vous ne savez même pas de qui il s’agit.

- Non.

- … Vous ne voulez pas que je vous le dise ?

- Bah je m’en fiche moi je suis là parce que vous l’avez demandé…

- Je vais vous le dire quand même. En fait il s’agit de…

- De… ?

- Attendez, je ne retrouve plus la fiche d’identité qu’on m’a fait parvenir avec le rapport de l’autopsie… Ah, voilà !

- Ah !

- Ah ?

- Ah… ?

- Bien, non en fait il ne vaut mieux pas que je vous le dise…

- Pourquoi ça m’sieur ?

- C’est un peu délicat, je ne saurais l’expliquer… Mais passons, vous êtes notre seul témoin oculaire donc nous avons besoin de vous.

- C’est les petites gris je vous dis !

- D’accord, mais…

- Les petits gris !

- Oui, j’ai compris, cependant…

- Les…

- Stop ! Bien, on se calme. Après observation du corps de la victime, nous venons à la conclusion que ce meurtre est de type sacrificiel. Il s’est fait étrangler puis est mort noyé dans du… du vinaigre. De plus nous avons découvert qu’il possédait un étrange tatouage représentant un Apollon.

- Un ?

- Un Apollon, c’est le dieu du soleil dans la mythologie grecque.

- Vous savez, moi la cuisine étrangère…

- Peu importe. Il s’agit là des informations que nous possédons, mais vous devez nous éclairer si jamais vous savez quelque chose d’autre.

- Ben, il y a peut-être autre chose…

- Quoi donc ? Dites-moi !

- Si vous me dites d’abord qui c’est le gars qu’est mort !

- … »

 

Une demi-heure passa encore lorsque l’inspecteur Cope sortit du bureau en éclatant le lobe droit d’Edward. Ce dernier est alors choisi pour reconduire le clochard pour avoir laissé traîner ses oreilles là où il ne fallait pas. Il revient un peu plus tard accompagné de Clove qui semblait apporter des nouveautés dans cette affaire un peu brouillon.

 

« - Ma chère Clove, je devine que vous ne venez pas les mains vides mais avec les informations sur le tatouage du cadavre, affirme Cope.

- Heu, comment savez-vous cela inspecteur ?

- Bah, sinon vous n’auriez pas fait votre entrée.

- J’avoue que j’ai parfois du mal à vous comprendre…

- Pas grave, vous avez du nouveau donc ?

- Oui en effet, on a identifié l’encre du tatouage.

- Mais je croyais qu’il fallait plusieurs jours pour ça… ?

- La technologie, inspecteur ! On n’arrête pas le progrès vous savez, il parait même qu’on aura un jour des téléphones qui tiennent dans la poche !

- Arrêtez de dire des bêtises et dites nous ce que vous avez appris.

- Et bien il s’agit d’une encre d’importation étrangère qui n’était utilisée que chez un tatoueur dans une ville pas loin d’ici à cause de son inquiétante radioactivité qui fait qu’elle était vendue à très bon prix. Nous avons donc l’adresse du tatoueur, mais…

- Mais ?

- Comme par hasard, il a quitté précipitamment la ville en laissant son matériel il y a quelques jours.

- Comme par hasard !

- Et oui, c’est fou ces coïncidences.

- Montrez moi cette adresse pour voir, il serait intéressant d’y faire un tour. »

 

Clove lui tend alors la feuille sur laquelle elle avait noté la dite adresse. L’inspecteur hausse soudainement un sourcil en la lisant, ce qui attire l’attention du sergent Finch.

 

« - Que se passe-t-il inspecteur ?

- Il se passe, mon cher Flinch…

- Finch.

- Oui, Finch. Il se passe que l’information que m’a révélée le clodo nous servira puisqu’il a aussi mentionné cette adresse. Clove, Finch, vous venez avec moi, on va y faire un tour. Ah, j’aimerai aussi que l’autre vienne… là, celui qui, enfin dont j’ai oublié le nom…

- Pour tout vous dire, on doute qu’il soit encore en vie inspecteur.

- Bon bah on s’en passera. Quoi qu’il en soit allons-y. »


A être continué...

Publié par cadavre.exquis

Jeudi 12 février 2009 à 22:09

         Après une heure de route comprenant le temps nécessaire à trouver une place de parking ; l'inspecteur Cope , le lieutenant Clove et le sergent Finch arrivèrent à l'adresse du tatoueur . Il s'agissait d'une maison a deux étages , le bas servant de boutique de tatouage et le haut , probablement de maison . Les policiers descendirent de voiture puis s'approchèrent de la porte d'entrée située sur le côté de la batisse .
"- Finch , dit l'inspecteur , donnez moi le passe partout je vous prie , et si vous me dites que vous l'avez oubliez comme la dernière fois , je vous renvoit au commisariat en courant pour que vous me le rapportiez ."
        Fort heureusement , Edward lui donna l'outil , ce qui lui permit de crocheter la porte et de pénétrer dans la demeur abandonnée du mystérieux tatoueur . Lorsque le lieutenant alluma la lumière , les ombres fuirent peu à peu , dévoilant un couloir avec une porte sur la droite , une sur la gauche et un escalier dans le fond . L'inspecteur décida d'envoyer Ethel a droite et Edward à gauche , et se réserva ainsi l'escalier qui logiquement conduit au lieu de résidence du tatoueur en fuite . Les trois policier parcoururent ainsi le corridor orné de papier paint abimé , marchant sur du carelage à la propreté douteuse et se séparèrent afin de fouiller la portion qui leur a été attribué .
        Edward Finch ouvrit la porte et déboucha dans la boutique . Il alluma la lumière et vit une salle poussièreuse et quelquepeut dérangée . D'étranges outils se disputaient la place sur les meubles , dans une lutte immobile ; "sans doute des outils de tatoueur" pensa le sergent ; il se tenait devant un bureau couvert de moutons de poussière , qu'il choisit pour commencer sa fouille , prévoyant de s'attaquer ensuite aux étagères , le lit sur lequel devaient s'allonger quelques mois plus tôt les clients du propriétaire des lieux ne présentant pour lui aucun intéret . Il feuilleta vivement les quelques cahiers de compte avant d'ouvrir les tirroirs , habités par quelques araignées qui ont élu domicile entre les classeur qui se révélèrent être les compte du tatoueur . Puis , le sergent inspecta les étagères , n'y trouvant que du matériel de tatouage .
        Pendant ce temps , Cope parcourait le premier étage . Il n'avait pas trouver grand chose , hormis des preuves flagrantes de l'abandon des lieux . Cependant , une chose le dérangeais , une partie des affaires et des effets personnels du disparu sont encore là , voulait-il fuir précipitamment ou alors...aurait il été enlevé ? Il continua a réfléchir en fouillant le salon . Ici encore , rien d'extraodinaire . Enfin , en se retournant , il vit l'image . Apollon , le même motif que sur le corps de la victime découverte dans le tunnel . Perplexe , l'inspecteur enleva les punaises qui maintenaient le dessin au mur et roula l'image afin de la rangée précautionneusement dans son sac . Tout en se dirigeant vers la chambre à coucher , il se demanda si ses collègues ont trouvés des indices intéressants .
        Un vacarme monta du garage , provoqué par Ethel Clove , occupée à fouiller dans une caisse pleine d'outils . "Si son magasin de tatouage aurait fait faillite , il aurait pu le reconvertir en boutique de bricollage" pensait-elle en rangeant l'assortiment de clé anglaises qu'elle avait dérangé un peu plus tôt dans l'espoir de trouver quelquechose susceptible de faire avancer leur enquête . En effet , à défaut d'indices , elle avait trouvé énormément d'outils , allant du marteau à la perceuse , en passant par les tournevis . "De plus , songeait-elle , la satané lumière de ce garage ne m'aide pas" ; elle avait en effet constaté que l'ampoule avait grillée , la condamnant ainsi à utiliser sa lampe torche , bien moins pratique pour fouiller une pièce , "une pièce qui va me rendre allergique à la poussière , qui plus est" . Tout en pestant , le lieutenant se dirigea vers une autre étagère . Elle y braqua le faisceau lumineux qui révella plusieurs bouteilles d'encre . Elle s'en empara et les rangea dans son sac , pour les faire analyser afin de vérifier si il s'agit de la même substance retrouvée sur le cadavre . 
        
        Après une heure de fouille , le trio se retrouva dans le couloir d'où ils étaient partis .
"-Alors , avez vous trouvés des choses intéressantes ; demanda l'inspecteur Cope  allant  comme à son habitude , droit au but ?
-Oui , répondit Ethel , plusieurs litres d'encre ; nous l'enverrons au labo pour l'analyser .
- Parfait ; et vous , Finch ?
- Bah , je suis pas sur , mais je crois avoir trouvé des aiguilles qui paraissent un peu plus grandes que les autres , c'est peut être celles qui ont servit à tatouer Apollon si profondément sur la victime . Et vous ? Des trouvailles ? Un indice susceptible de faire avancer notre enquête ?
- Oui et non .
- C'est à dire ?
- J'ai trouvé le même motif que celui du cadavre , ce qui ne nous avance pas à grand chose ; et , en visitant la cuisine , je suis tombé sur une appréciable quantité de vinaigre .
- Le tatoueur semble donc être l'assassin , avança prudemment Ethel .
- Vous avez raison d'utiliser le verbe "sembler" , lieutenant , ça me parrait trop simple , beaucoup trop simple . De toute façon , nous en saurons plus en retrouvant le tatoueur fuyard .
-Autant chercher une aiguille dans une botte de foin , nous ne savons pas ou il est partit .
-Mais nous pouvons le découvrir en interrogeant tous ses clients , leur nom est surement mentionné dans tous les classeurs de comptes que vous avez trouvés et peut être que certains auront une petite idée sur la question .
- Et en attendant on fait quoi ?
- On examine le lien entre le tatoueur et la victime .
- Mais on ne connait pas l'identité de cette victime , répliqua Ethel Clove .
- Détrompez vous , répondit l'inspecteur , non seulement je la connait mais j'ai découvert dans un bloc note que notre tatoueur préféré avait rendez vous avec cet homme il y a quelques jours .
-Et quelle était le but de ce rendez vous ? Ce n'était pas professionnel j'imagine , sinon , cela serait inscrit sur les comptes .
-Je vais vous le dire ..."
Cope se pencha pour murmurer quelquechose à l'oreille d'Ethel et une grande surprise se peignit sur son visage .


la suite au prochain épisode ...

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